Second LP by La Mverte (Alexandre Berly), with special guests David Fenech and Jean-Sylvain Le Gouic.

https://lamverte.bandcamp.com/album/media-nocte-lp

1. A Dream
2. Witches & Wicked Bodies
3. Last Dance
4. Stranded
5. Another Vampire Story
6. Breathing In, Breathing Out
7. Ignis Faatus
8. An Illusion
9. Vital Organs

Written, composed, produced, recorded & mixed by La Mverte
Additional Guitar on A Dream by David Fenech
Additional Drums on Breathing In, Breathing Out and Vital Organs by Jean-Sylvain Le Gouic
Mastering : Sam Berdah at The Wall Mastering
Artwork : Charlotte Sindic

 

“Au milieu de la nuit” : Alexandre Berly annonce la couleur pour faire basculer le dancefloor vers le côté obscur.

Depuis une dizaine d’années, Alexandre Berly, alias La Mverte (un pseudonyme qui sonne déjà comme un manifeste), façonne son propre univers. Un monde où la cold wave croise la techno, où les fantômes de l’électronique reprennent vie pour mieux hanter le présent. Comme une manière de rappeler que leur influence continue de faire battre le pouls de l’electro contemporaine. Avec Media Nocte, son deuxième album publié sur le label qu’il vient de lancer, le chanteur et producteur avance à travers une nuit et un brouillard à couper au couteau. Entre exploration des tréfonds nocturnes et divagations nées de l’insomnie, Media Nocte esquive les maladresses de The Inner Out (2017), son prédécesseur, pour inventer ses propres contours.

Un album sombre et halluciné

Le disque s’imprègne ainsi de références à l’electronica la plus dark – de Tones on Tail (le groupe de Daniel Ash, ex-Bauhaus) à Coil et Two Lone Swordsmen (le projet parallèle de feu Andrew Weatherall), en passant par toute la mouvance obscure et française des eighties – qu’il rehausse des guitares sourdes de David Fenech. Mais la force de La Mverte est de ne jamais tomber dans la citation gratuite, de convoquer les ténèbres sans en faire un mausolée, d’y injecter une dose de poésie maudite pour mieux plonger le club dans l’obscurité. Album sombre et halluciné de dark disco, porté par le vénéneux single Witches & Wicked Body qui pose définitivement l’ambiance, Media Nocte confirme que La Mverte s’impose, plus que jamais, comme le nouveau prince des ténèbres.

Patrick Thévenin – Les Inrocks (link)

Est-ce que vous iriez passer une nuit avec un homme qui se fait appeler “la mort” ? Nous, oui. Pas parce qu’on aime le danger (même si j’avoue parfois traverser la rue quand le petit bonhomme est rouge), mais parce qu’on a réellement envie de faire partie de cette nuit infinie, qui débute sur des sirènes tournoyantes et se termine sur des saturations de guitare. Le tout en empruntant des chemins sinueux fabriqués de boîtes à rythme et de synthétiseurs. Sur ce dancefloor où résonne cold wave, synthpop, shoegaze, dark disco ou encore post-punk, La Mverte ne nous lâche jamais la main, nous faisant danser avec “Witches & Wicked Bodies”, “Ignis Faatus” ou encore “Stranded”. Courrez-y mais attendez-vous à croiser quelques vampires ou fantômes qui se seraient perdus par là.

Tsugi (link)